Un vent de changement souffle sur la parentalité en France. Dès juillet 2026, les futurs parents bénéficieront d’un tout nouveau droit : un congé de naissance inédit, pensé pour mieux accompagner les premières semaines avec un nourrisson. Voici en détail ce qui vous attend si vous accueillez un enfant cette année-là.
Un nouveau congé dès juillet 2026
Avec l’adoption du budget de la Sécurité sociale, le gouvernement a confirmé la création d’un congé de naissance, initialement prévu en janvier mais reporté à juillet 2026. Ce report a été officialisé par le ministère de la Santé.
Ce nouveau droit s’inscrit dans une politique de soutien à la natalité, voulue par Emmanuel Macron, dans le cadre de ce qu’il appelle le « réarmement démographique ».
Un ou deux mois par parent, selon vos besoins
Le congé de naissance permet à chaque parent – père ou mère, sans distinction de genre ni de statut parental – de prendre entre un et deux mois de congé, au choix. Cela signifie que le couple peut bénéficier de jusqu’à quatre mois en tout.
- Chaque parent choisit entre 1 ou 2 mois
- Peut être pris simultanément ou séparément
- Fractionnable en deux périodes d’un mois
- Non disponible à temps partiel
Cette souplesse vise à permettre une meilleure organisation familiale et inciter davantage de parents à en profiter.
Qui peut en bénéficier ?
Le congé de naissance est accessible à tous les salariés – qu’ils soient parents biologiques ou adoptants, en couple hétérosexuel ou homosexuel – sous réserve d’une condition d’ancienneté dans l’entreprise (critère précis encore à définir).
Il concerne les enfants nés à partir de juillet 2026. Exception faite : les enfants nés entre janvier et mai 2026 pourront aussi ouvrir droit au congé, malgré le report de mise en œuvre officiel.
À ce jour, aucune information n’a été donnée concernant les parents seuls souhaitant bénéficier d’une période totale de quatre mois. Des précisions sont attendues.
À cumuler avec les congés actuels
Ce nouveau congé ne remplace pas les congés existants. Il vient donc s’ajouter aux :
- 16 semaines de congé maternité (6 semaines avant et 10 après l’accouchement)
- 25 jours calendaires de congé paternité
- 3 jours de congé de naissance immédiat
Bonne nouvelle : le congé parental d’éducation reste également en place, ce qui laisse une gamme complète de choix aux familles selon leur situation et leurs besoins.
Quelle rémunération pendant ce nouveau congé ?
Le montant de l’indemnisation varie en fonction de la durée choisie :
- 70 % du salaire net pour le premier mois
- 60 % du salaire net pour le deuxième mois
Par exemple, un salarié touchant 2.000 euros net recevra 1.400 euros le premier mois et 1.200 euros le second.
Le cadre précis de cette indemnisation doit encore être défini dans un décret à paraître avant l’entrée en vigueur du dispositif.
Pourquoi un tel changement ?
Ce congé répond à plusieurs objectifs :
- Relancer une natalité en baisse en France
- Offrir une alternative mieux rémunérée que le congé parental classique
- Encourager un meilleur partage des responsabilités parentales
Le congé parental d’éducation n’attire que peu de pères : selon l’OFCE, seuls 0,8 % y ont eu recours en 2021, notamment à cause de son indemnisation très faible (456 euros par mois en 2025).
Avec ce nouveau congé de naissance, le gouvernement mise sur une solution plus courte, mais mieux indemnisée, pour séduire davantage les familles.
L’essentiel à retenir
Si vous attendez un enfant en 2026, voici ce qu’il faut retenir :
- Entrée en vigueur : juillet 2026, avec rattrapage possible dès janvier
- Durée : 1 à 2 mois par parent, fractionnable
- Indemnisation : 70 % puis 60 % du salaire net
- Cumulable avec les congés maternité et paternité
- Disponible pour tous les salariés, sous condition d’ancienneté
Ce nouveau congé pourrait bien transformer la manière dont les familles vivent les premières semaines de l’arrivée d’un enfant… en leur laissant enfin un peu plus de temps pour souffler, s’adapter et partager les responsabilités.




