À l’heure où l’on parle de plus en plus de réforme des retraites et d’incertitudes économiques, le cas de Laure et Gilbert interpelle. Ce couple d’ingénieurs approche de la retraite avec un imposant capital de 750 000 € accumulé via leur épargne salariale. Pourtant, malgré cette situation enviable, des décisions stratégiques s’imposent. Faut-il sécuriser ? Diversifier ? Continuer à faire fructifier ? Autant de choix cruciaux qui pourraient inspirer d’autres futurs retraités.
Un capital important… mais concentré
Installés en région parisienne et actifs dans la même entreprise depuis des années, Laure (56 ans) et Gilbert (60 ans) ont su bâtir une épargne solide. Leur portefeuille est composé en grande partie de :
- Plans d’épargne entreprise (PEE) et dispositifs de retraite collectifs
- Un patrimoine immobilier : résidence principale et logement locatif
- Une épargne en grande partie investie dans les actions de leur propre entreprise
Ce dernier point est crucial : leur patrimoine est exposé aux fluctuations du marché, et surtout à la santé financière de leur employeur. Une double dépendance qui devient de plus en plus risquée à l’approche du départ à la retraite.
Sécuriser sans tout figer
Laure et Gilbert veulent éviter un virage trop brutal. Leur stratégie ? Réduire progressivement l’exposition aux actions de leur entreprise. Au lieu de vendre tout d’un coup, ils effectuent des arbitrages ciblés et étalés dans le temps, ce qui permet de lisser le risque.
Ils cherchent à trouver un équilibre : sécuriser une partie du capital, tout en gardant une dimension de rendement. Comment ? En se tournant vers des supports comme :
- Des fonds diversifiés à gestion prudente
- Des supports immobiliers dans leurs contrats
Cette approche limite les effets de marché défavorables tout en maintenant un potentiel de croissance pour leur épargne restante.
L’assurance-vie : le pilier de leur stratégie retraite
Pour Laure et Gilbert, l’assurance-vie devient la pièce maîtresse de leur préparation retraite. Elle cumule plusieurs avantages :
- Souplesse d’utilisation
- Fiscalité attractive
- Outil efficace de transmission du patrimoine
Ils souhaitent alimenter leurs contrats avant l’âge de 70 ans. Pourquoi ? Parce que cela leur permet de bénéficier d’abattements fiscaux plus généreux lors de la transmission à leurs enfants.
Ici encore, l’idée n’est pas de tout sécuriser immédiatement, mais de répartir leur capital sur des supports adaptés à leur profil de risque et à leurs objectifs sur le long terme.
Conserver et valoriser l’épargne salariale
Contrairement à certains qui ferment tous leurs plans d’épargne à l’approche de la retraite, le couple choisit de garder une partie des avoirs. C’est un choix stratégique :
- La fiscalité à la sortie reste avantageuse
- Les fonds restent disponibles en cas de besoin (achat immobilier, imprévus, etc.)
Mais attention : la gestion pilotée par défaut peut poser problème. Le paramétrage automatique suppose parfois une sécurisation bien trop précoce, au détriment de la performance. Laure et Gilbert veillent donc à ajuster eux-mêmes l’âge de départ prévu dans leurs contrats pour mieux coller à leur véritable calendrier.
Préparer la fiscalité de demain grâce au PER
Autre étape de leur stratégie : le Plan d’Épargne Retraite (PER). Bientôt, leur dernier enfant sortira du foyer fiscal. Leur taux d’imposition risque donc d’augmenter. Verser volontairement sur un PER leur permet de :
- Réduire leur impôt dès maintenant
- Constituer des revenus futurs pour leur retraite
C’est une solution idéale pour ceux, comme eux, qui subissent une forte pression fiscale pendant leur vie active mais s’attendent à un taux d’imposition plus faible une fois à la retraite.
Organiser plus qu’épargner
Ce que révèle cette histoire, c’est qu’accumuler un gros capital ne suffit pas. Encore faut-il savoir l’organiser intelligemment.
Pour Laure et Gilbert, le défi aujourd’hui, ce n’est plus d’épargner. C’est de transformer cette richesse en un outil de stabilité financière et de transmission. Cela demande des choix progressifs, des arbitrages réguliers, et parfois, un accompagnement professionnel adapté.
Car bien préparer sa retraite, ce n’est pas juste une affaire de chiffres. C’est réaliser une transition. Et bien menée, elle peut devenir une opportunité de se projeter avec sérénité vers une nouvelle vie.




